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  • Copropriétés dégradées à Marseille : qui est vraiment AJA Associés, le mandataire judiciaire omniprésent ?

    Copropriétés dégradées à Marseille : qui est vraiment AJA Associés, le mandataire judiciaire omniprésent ?

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    🔎 ENQUÊTE DATA · À LA RECHERCHE DES INFORMATIONS

    Cet article est en cours d’investigation. Les données manquent, les questions sont posées. Vous pouvez nous aider à y répondre.

    La presse locale marseillaise — La Provence et La Marseillaise — a mis en lumière ces derniers jours le destin des copropriétés privées dégradées de Marseille qui passent sous mandat judiciaire. Un nom revient de façon frappante dans ces procédures : AJA Associés, cabinet d’administrateurs judiciaires désigné comme mandataire dans un nombre considérable de dossiers marseillais.

    La résidence Bel Ombre (11ᵉ), sous administration judiciaire depuis 2023, en est l’exemple emblématique. Mais combien d’autres ? Avec quelles conséquences concrètes pour les habitants ? Et qu’est-ce que cela dit du système de traitement de l’habitat dégradé à Marseille ?


    📋 Ce que l’on sait déjà

    • AJA Associés est un cabinet d’auxiliaires de justice basé à Marseille, comptant plus de 500 mandats sur le territoire français et 180 salariés selon ses propres représentants.
    • Le cabinet est désigné par décision de justice : pas par la Ville, la Métropole ou la Préfecture — pour gérer des copropriétés en grave difficulté financière et technique.
    • À Marseille, 64 % des copropriétés sous mandat judiciaire seraient occupées par des bailleurs contre 36 % de propriétaires occupants.
    • Les copropriétaires se plaignent d’une spirale infernale entretenue par un administrateur qui « n’agit pas », de travaux urgents non engagés, d’un sentiment d’abandon.
    • L’Anah finance des travaux à hauteur de 50 % dans le cadre des plans de sauvegarde.

    ❓ Les questions auxquelles la data pourrait répondre

    Sur AJA Associés

    • Combien de copropriétés marseillaises AJA Associés gère-t-il actuellement sous mandat judiciaire ?
    • Quel est le chiffre d’affaires généré par ces mandats ? (La rémunération de 3 580 €/copropriété en moyenne citée dans la presse donne une base de calcul)
    • Depuis quand AJA opère-t-il à Marseille ? Y a-t-il eu une concentration progressive des mandats ?
    • Quels juges ont désigné AJA ? Y a-t-il une concentration des désignations ?

    Sur les copropriétés dégradées

    • Combien de copropriétés sont officiellement classées « dégradées » à Marseille ? Où sont-elles géographiquement ?
    • Que deviennent-elles après le passage en mandat judiciaire : sortent-elles de la procédure ? Sont-elles démolies ? Réhabilitées ?
    • Quel est le montant total des fonds publics engagés dans ces procédures ?
    • Les copropriétaires dont les dettes ont conduit à la mise sous mandat : qui sont-ils ? Des bailleurs absents ? Des occupants dépassés par les charges ?

    🗂️ Les sources à explorer

    • Registre national des copropriétés (ANAH) : liste les copropriétés en difficulté, leur localisation, leur taille : registre-coproprietes.gouv.fr
    • Bodacc : publie les décisions de justice, dont les désignations de mandataires judiciaires : bodacc.fr
    • Pappers / Infogreffe : données financières et légales sur la société AJA Associés : pappers.fr
    • Base DVF : transactions immobilières sur les adresses concernées pour mesurer l’impact sur la valeur des biens
    • Open data Anah : montants des aides versées par copropriété et par commune : data.gouv.fr
    • Jugements du Tribunal judiciaire de Marseille : pour identifier toutes les désignations d’AJA (accessibles sur demande au greffe)

    📊 Ce que l’on a commencé à construire

    Voici ce que nous avons pu identifier à partir des articles de presse. Ce tableau est à compléter.

    CopropriétéArrondissementSous mandat AJA depuisNb logementsSituation
    Bel Ombre11ᵉ2023250Plan de sauvegarde en cours
    Bel Horizon3ᵉ?76 + 97 (2 copros)Menacée de mise en péril
    Félix-Pyat3ᵉ??Citée, situation similaire
    La Sauvagère9ᵉ??Citée, problèmes analogues
    Les Rosiers14ᵉ??Plan réhabilitation annoncé
    Consolat15ᵉ??Plan réhabilitation annoncé
    Sources : La Provence, La Marseillaise — données partielles à compléter collectivement

    🤝 Vous pouvez nous aider !

    Cette enquête ne peut avancer qu’avec votre aide. Si vous avez des informations, des compétences ou simplement de la curiosité, rejoignez-nous.

    📂 Vous avez de l’information

    • Vous habitez dans une de ces copropriétés ?
    • Vous avez des documents (PV d’AG, courriers, relevés de charges) ?
    • Vous connaissez d’autres copropriétés dans la même situation ?

    🛠️ Vous avez des compétences

    • Scraping, extraction de données publiques ?
    • Analyse juridique des procédures judiciaires ?
    • Cartographie, visualisation de données ?
    • Journalisme, rédaction, mise en forme ?

    👉 Écrivez-nous · Rejoignez notre espace de travail collaboratif · Laissez un commentaire ci-dessous

  • Marseille capitale de la transparence

    Marseille capitale de la transparence

    Marseille capitale de la transparence

    À la Cour des Comptes et à la Cour Régionale de Comptes

    Pour l’association DONUT, l’accès aux documents administratifs liés à l’action publique est devenu un enjeu central. La transparence ne relève pas seulement d’un principe démocratique abstrait : elle conditionne concrètement la capacité des habitantes et habitants, des associations, des journalistes, des chercheurs ou encore des collectifs citoyens à comprendre, analyser et suivre les politiques publiques qui impactent leur quotidien.

    Dans un contexte marqué par la défiance envers les institutions, la circulation massive de fausses informations et le sentiment d’éloignement des décisions publiques, nous sommes convaincus qu’un meilleur accès aux documents administratifs constitue un levier essentiel pour renforcer le débat démocratique et la participation citoyenne. Permettre à chacun d’accéder plus facilement aux informations produites par les administrations, c’est aussi favoriser le contrôle citoyen, encourager l’implication des habitants et améliorer collectivement la qualité de l’action publique.

    C’est dans cette perspective que l’association DONUT, membre de la coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille, actuellement engagée dans la structuration d’un observatoire citoyen des politiques publiques, soumet, dans le cadre de la 5ème campagne de proposition de contrôle organisée par la Chambre Régionale des Comptes Provence Alpes Côte d’Azur et par la Cour des Comptes, deux propositions de sujets que nous vous proposons de soutenir :

    Jusqu’au 22 juin 2026, nous comptons sur un maximum de votes pour soutenir cette initiative et appelons également l’ensemble des élu-es du territoire métropolitain Aix-Marseille qui souhaitent appuyer cette démarche en faveur de la transparence à voter et à nous informer de leur soutien par mail : JE SOUTIENS LA DEMARCHE.

  • Le 4ème hackathon du Donut 23-24-25 janvier 2026 Salle LABOFRICHE

    Le 4ème hackathon du Donut 23-24-25 janvier 2026 Salle LABOFRICHE

    Le 4ème hackathon du Donut 23-24-25 janvier 2026 Salle LABOFRICHE

    Après #BalanceTonTaudis, #Hack4Nature et le Hackathon des écoles, DONUT organise le Hackathon de la Nature en Ville, avec une myriade de précieux partenaires.

    VENDREDI 23 JANVIER 2026

    La soirée d’ouverture a été un beau succès, nous n’étions pas loin d’une cinquantaine. Pas le temps de compter précisément, pas d’outils mis en place pour cela. Peu de temps, peu de moyens, mais des liens précieux, sincères, ancrés autour d’intérêts communs – « intérêt » au sens où Joëlle Zask le rappelait lors de sa mini conférence d’introduction au hackathon, « ce qui est entre…ce qui nous relie ».

    Ce n’est pas une évidence de faire se croiser les milieux, se rencontrer des personnes, des énergies, des idées, mais le simple fait d’être là et de faire ensemble constitue un acte démocratique, préambule fondamental à l’écologie dont il est ici question.

    PHOTOS DE NATHALIE WIRTH : https://kdrive.infomaniak.com/app/share/1451953/67654d6a-49ff-46ba-9028-b634f5a4a375/files/6360

    La soirée a démarré avec la présentation très intéressante par les étudiants de l’Ecole Supérieure Nationale de Paysage Marseille de leurs travaux fraîchement menés sur la trame verte des Caillols. Leur professeur, Etienne Ballan, nous partagera pour sa part le visuel d’un travail effectué parallèlement avec deux professionnels du paysage et de l’urbanisme que nous affectionnons également, Jérôme Mazas et Dominique Dias, autour d’un ensemble de trames vertes de la ville.

    Nous avons ensuite écouté la philosophe Joëlle Zask avec une profonde attention. Démocratie, écologie, la ville, cette forteresse repliée sur elle-même, la nécessité de décloisonner, se rencontrer, faire ensemble, imaginer des possibles, fabriquer autour de ces intérêts communs qui supposent par définition une pluralité essentielle au « bien vivre » ensemble.

    L’animation de la sémillante Laure Lafond, merveilleuse pilote de l’association GERM’ (Gestion Ecologique et Renaturation des Milieux) permet d’enchainer avec un petit « brise glace ». Présentation rapide de l’association Donut et des principes du hackathon tel que nous l’organisons dans un cadre d’écoute, de bienveillance et d’ouverture.

    Le buffet préparé par les Grandes Tables a régalé nos invités, nous avons formalisé huit esquisses de projets et préfiguré des équipes pour les développer.

    SAMEDI 24 JANVIER 2026

    Samedi matin, les arrivées s’étalent, croissants, thé, café, on échange, les équipes se remodèlent en fonction des présences/absences, les problématiques s’affinent, avec en appui les membres de Germ et Donut qui circulent dans la salle.

    Nous proposons un temps en plénière en guise de souffle inspirant pour les dynamiques entreprises. La percutante Fatima Idhammou nous raconte son implication dans le manifeste des crapauds fous pour éclairer la fonction du geste de « hacker ». Le fabuleux Jean-Louis Zimmerman nous propose ensuite une démonstration d’outils comme Open Street Map, Panoramax, Umap et des possibilités qu’offrent la cartographie et l’implication citoyenne autour de connaissances partagées.

    Les équipes retournent à leur table et planchent jusqu’à l’arrivée des pizzas. Ambiance hyper studieuse. Nous sommes dans le LaboFriche, lieu dédié à la recherche et au développement au sein de la Friche Belle-de-mai.

    Vers 18h30, point d’étape en plénière. Les participants présentent leurs travaux et échangent, des projets se dessinent, bientôt sur un espace libre, ouvert et partagé (gitea.evolix.org) :

    • BIO-POTENTIAL – Révéler les réserves de trame verte / Indice de potentiel écologique
    • FLANERIES VERTES – Démonstrateur d’un cheminement « doux » en cohérence avec les besoins et usages de tous les vivants
    • LES MOUTONS MARSEILLAIS – Dossier de municipalisation du troupeau
    • REVELER ET EXPLORER L’EAU DANS LA VILLE – prendre conscience des différentes types d’eau, ses réseaux et potentiels îlots de fraîcheur
    • POTAGER PARTAGE – Donner la possibilité de cultiver et connaître la valeur de la terre, créer du lien
    • REPERER LES ILOTS DE FRAICHEUR – permettre par exemple des comparatifs entre quartiers, villes, etc.
    • LE MILLE BORNE REINVENTE POUR LE MARTINET
    • LA SEMIS-LICE

    DIMANCHE 25 JANVIER 2026

    C’est le speed total, la fin du sprint, les invités qui s’installent et les équipes qui peaufinent les derniers réglages de leur présentation. La présentation tarde mais elle est aussi un moment exaltant qui séduit ceux qui ont tenu jusque-là par la qualité et l’intérêt des propositions effectuées en mode marathon collaboratif.

    C’est la fin d’un week-end mais possiblement le début de nouvelles collaborations et l’émergence de nouveaux projets. Tout ce qui a été produit pendant le hackathon est en licence creative commons, réutilisable et réplicable pourvu de citer les auteurs des productions.

    Retrouvez les travaux produits : https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/hackathon-nature-en-ville-2026_1349799

  • LES 23-24-25 JANVIER 2026, RENATURONS MARSEILLE

    Le hackathon de la nature en ville aura lieu du vendredi 23 janvier en fin de journée (soirée d’ouverture) au dimanche 25 janvier 2026 fin de journée également. C’est gratuit et ouvert à toutes et tous ! En attendant de connaître le lieu de l’évènement, voici quelques liens pour accompagner votre éventuel engouement :

    Merci aux relais déjà existants :

    Et à notre premier cercle de précieux partenaires : EVOLIX, NATURAL SOLUTIONS, DATACTIVIST, OSM – OpenStreetMap, DATA FOR GOOD PROVENCE, ADALAB, LA CITÉ DES TRANSITIONS, LES MOUTONS MARSEILLAIS, ISSU, MARSEILLE EN TRANSITION, COMM’UN POSSIBLE MARSEILLE, UN PRETEXTE, VILLE DE MARSEILLE.

  • 2026 ENJEUX LIES AU SECTEUR DU NUMERIQUE – TRIBUNE CITOYENNE

    Après l’élaboration en 2020 de notre texte « DROIT DES CITOYENS », pour accompagner l’arrivée au pouvoir des nouveaux dirigeants de la ville de Marseille et rappeler certains fondamentaux relatifs aux données et à la démocratie, nous préparons une nouvelle lettre ouverte à l’attention des collectivités, candidats et futurs élus, afin de mettre en lumière l’évolution des enjeux démocratiques, écologiques et socio-économiques liés au numérique, et poser publiquement ces nouvelles complexités.

    Sur l’IA et les data centers, compléter notamment les approches amorcées notamment par la Quadrature du net et le Nuage était sous nos pieds.

    On en reparle très bientôt !

  • Le Hackathon de la nature en ville bientôt à Marseille

    L’intelligence collective et les données au service du vivant

    Fruit d’une collaboration avec l’association marseillaise GERM’ (Gestion écologique et renaturation des milieux), ce projet vise à mettre les données et les nouvelles technologies au services de tous les vivants, dans un but de préservation et d’adaptation aux défis sociétaux qui les attendent.

    Le milieu des nouvelles technologies fait l’objet de moult fantasmes, le numérique a par ailleurs une certaine empreinte écologique, et de leur côté, les défenseurs des vivants sont souvent perçus comme de doux rêveurs utopistes. La rencontre de GERM’ et DONUT vient proposer une autre voie exploratoire pour sortir des clichés et stigmatisations en tout genre, avec pour but commun de mettre en lumière ce qui nous lie et repenser nos manière de faire.

    Le hackathon de la nature en ville espère donc mobiliser les habitants, experts métiers & thématiques, agents, élus, autour de la renaturation citoyenne et la présence et la gestion des espaces de nature de leur ville.

  • Le Hackathon de la nature en ville

    l’intelligence collective et les données au service du vivant

    A l’heure du dérèglement climatique, il nous apparaît impératif que Marseille soit réellement une ville nature, avec plus d’arbres, d’espaces verts, de rues jardin, de jardins collectifs, pédagogiques, de fermes, de champs, de friches, de couloirs de biodiversité et des continuités écologiques permettant de recréer des écosystèmes, des îlots de fraîcheur et d’améliorer la qualité de l’air, sans oublier les enjeux liés à l’eau.

    Notre projet de hackathon de la nature en ville vise à mobiliser les habitants, experts métiers et thématiques, agents, élus, autour de la renaturation citoyenne et la présence et la gestion des espaces de nature de leur ville.

    Concrètement, cela consiste à proposer un cadre favorable (lieu, victuailles, données, personnes ressource, etc.) à des volontaires aux compétences variées et sur un temps court, dans le but de faire émerger des idées et concevoir des prototypes de solutions pertinentes à des problématiques posées s’appuyant sur des constats factuels et émanant directement des acteurs de terrain. Ici, l’eau, l’arbre, la biodiversité, la qualité de l’air, les trames, les mobilités, les parcs, les jardins sous toutes leurs formes, les friches, les sols, etc. sont autant de sujets à croiser pour penser de manière écosystémique la question du vivre ensemble à l’heure du réchauffement climatique.

    Il s’agit de chercher, d’utiliser et de croiser des données, partager des pratiques, construire des outils, des méthodes, des visuels ou des solutions, de concrétiser des idées, sur fond d’intelligence collective en réunissant des citoyens de tous horizons.

    Cette approche s’appuie sur la méthode hackathon (contraction des termes hacking et marathon) processus créatif, très utilisé dans le domaine de l’innovation numérique, dont l’organisation repose ici sur une phase préparatoire d’identification, d’ateliers et de réunions publiques, puis une phase évènementielle, à priori de 48h.

    INTELLIGENCE COLLECTIVE ET INNOVATION

    L’événement repose en premier lieu sur la coopération, le partage et la mise à disposition libre de données et productions intellectuelles. Notre approche s’appuie sur la philosophie Open Data et nous avons à coeur de travailler en Open Source.

    Les données et les nouvelles technologies sont ici un outil et absolument pas une fin en soi. Elles sont au service de problématiques concrètes établies par les usagers.

    In fine, nous considérons que l’innovation viendra, non pas des experts du domaine ou des technologies propriétaires, mais de la collaboration des expertises, des interactions produites par la pluralité des profils des participants et par l’accès et le partage des informations, des données et des algorithmes.

    L’EVENEMENT EST PREVU LES 23-24-25 janvier 2026, ON VOUS EN DIT PLUS PROCHAINEMENT.

  • Une trame verte pour les Caillols

    UNE COLLABORATION GERM’ & DONUT

    Aujourd’hui se termine l’enquête publique sur la modification n°4 du PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) porté par Aix-Marseille Provence Métropole. Comme un certain nombre d’associations, collectifs et citoyens, Donut y a répondu, forte de nombreux échanges et travaux avec les habitants du secteur (11è et 12è arrondissements de Marseille) concerné par cette modification, qui touche également d’autres quartiers marseillais et bon nombre de communes métropolitaines.

    En effet, dans le cadre d’une reprise de dynamique initiée par l’association GERM’ (Gestion Ecologique et Renaturation des Milieux) autour de la friche du Collet des Comtes, nous avons découvert que la ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille-Provence s’étaient entendues pour ouvrir certaines zones à l’urbanisation.

    Or, nous travaillons avec Germ depuis quelques mois à l’élaboration d’un projet sur la trame verte qui relierait la ferme du Collet des Comtes et la friche de la Grognarde, en passant par les « Butris », avec notamment les CIQ, le collectif des Hautes Herbes, VVOUM (Vers de Vergers OUverts, Urbains, Méditérannéens), et des membres du collectif Sols Vivants Terres Fertiles. Ensemble, nous voulons porter une autre vision de la ville, qui conjugue justice sociale, transition écologique, solidarité économique et démocratie vivante, en plaçant la préservation du vivant – humain et non-humain – au centre de toute décision.

    Nous avons oeuvré en ce sens pour élaborer une réponse concertée à l’enquête publique, avant de nous atteler à la construction du projet collectif que souhaitons proposer pour et par les habitants des quartiers concernés, dans un esprit d’ouverture et de réplicabilité.

  • Comment utiliser les données pour transformer son quartier à Marseille ?

    À Marseille, de nombreux habitants et associations cherchent à améliorer la vie de leur quartier. Les données locales peuvent devenir un véritable levier d’action collective, à condition d’apprendre à les repérer et à les utiliser.

    Étape 1 – Identifier un problème local

    Embouteillages, éclairages, habitat indigne, voiries endommagées, pistes cyclables dangereuses, manque d’espaces verts, nuisances sonores, poubelles, difficultés d’accès aux différents services publics… Tout projet de transformation commence par un constat partagé.

    Étape 2 – Chercher les données

    Les jeux de données en open data peuvent aider à objectiver un problème :

    • Mobilité : horaires et arrêts RTM (data.ampmetropole.fr)
    • Pollution : qualité de l’air (AtmoSud sur data.gouv.fr)
    • Urbanisme : permis de construire (SITADEL sur data.gouv.fr)
    • Inégalités sociales : données Insee par quartier (insee.fr)

    Il peut également s’agir, lorsque les données ne sont pas en open data voire non communiquées, d’effectuer des collectes de données citoyennes afin d’objectiver une situation.

    Étape 3 – Agir collectivement

    Une fois les données rassemblées, elles peuvent être utilisées pour :

    • Cartographier un problème
    • Organiser des ateliers citoyens pour discuter des résultats
    • Interpeller les institutions avec un diagnostic chiffré

    Ressources et accompagnement

    L’association Le Donut propose des ateliers de civic tech à Marseille pour accompagner habitants et collectifs dans cette démarche : initiation à la cartographie participative, exploration de bases de données, création de diagnostics citoyens.

  • Un observatoire des écoles privées

    Faire en sorte que l’argent public finance l’école publique !

    « Il y a un an, un rapport parlementaire sur le financement public de l’enseignement privé sous contrat, corédigé par les députés Paul Vannier et Christopher Weissberg a révélé qu’au fil des décennies, la loi Debré de 1959 a progressivement favorisé l’enseignement privé, au point de déséquilibrer le principe initial de parité de financement entre public et privé et plaide pour une refonte complète du modèle actuel, jugé obsolète, injuste et hors de contrôle.

    Depuis, des enquêtes journalistiques ont illustré la gabegie financière, parfois au-delà des obligations légales, liée au financement public des établissements scolaires privés sous contrat.

    Alors qu’il est établi que ces établissements ont un rôle prépondérant dans la ségrégation sociale et scolaire de la jeunesse, à l’heure où l’affaire Bétharram révèle le manque de contrôle de l’enseignement privé catholique par l’Etat et les collectivités locales depuis des décennies, à l’heure où les scandales sur Stanislas sont restés sans réponses, ni l’État, ni aucune collectivité locale (région, département, municipalité) ne peut échapper à l’impérieuse nécessité pour le pays, de réorienter les fonds publics vers l’école publique laïque.

    Pourtant, dans notre région, le Président du Conseil Régional a pu se vanter d’avoir accordé 40 millions d’euros pour financer les lycées privés dont 10 millions en dehors de l’obligation légale.

    Dans le 15ème arrondissement de Marseille, un Collège privé jésuite ouvrira ses portes avec l’aide financière du Conseil Départemental qui a voté une garantie d’emprunt couvrant 100% du prêt de 10 000 000 € contracté par l’École de Provence et une subvention d’investissement de 1 950 000 € pour la construction, avec le soutien de l’État dans le cadre du plan « Collège réussite ».

    Ce fonctionnement que nous dénonçons est symptomatique de ce qui se passe dans notre département. Pour des raisons idéologiques et pour assouvir des intérêts particuliers, l’État et les collectivités locales préfèrent financer des établissements privés au détriment de l’école publique !

    La suite se trouve sur le site de l’Observatoire : https://observatoire-financement-etablissements-scolaires-prives.fr/ lancé officiellement en mai 2025 : marsactu.fr

    La question de l’accès aux documents administratifs et aux données est capitale pour soutenir la défense de l’école publique, sujet que nous travaillons depuis longtemps. Actuellement de nombreuses demandes de documents ont été faites sur madada.fr pour mieux comprendre et détricoter les choix des collectivités. Au Donut nous n’avons rien contre les familles qui choisissent le privé, en revanche nous défendons les services publics comme un pilier de la société française permettant de lutter contre les inégalités et militons pour que l’argent public serve à l’intérêt général et pas aux seuls intérêts de certain-es.