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  • De Crowdcity à Comm’un Possible Marseille, ou l’inverse

    A la croisée des engagements citoyens

    Pour faire suite à notre article du printemps dernier sur la session Crowdcity, voici ce qui a été produit et diffusé sur les réseaux sociaux après la contribution du Donut à la coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille.

    Il s’agit d’alerter sur la situation marseillaise et sur les politiques publiques déployées sur le territoire marseillais et métropolitain afin de mettre en sécurité l’ensemble de ses habitants face aux menaces liées au réchauffement climatique. La sécurité étant ici envisagée comme sanitaire, alimentaire et sociale.

    En outre, vous pouvez également signer la pétition portée par Comm’un Possible Marseille pour la mise en place de votations citoyennes : https://agir.greenvoice.fr/petitions/pour-une-vraie-democratie-participative-signez-pour-la-votation-citoyenne-a-marseille

  • OAP citoyenne, une trame verte pour les Caillols

    Cet article fait suite à un précédent article consacré à la trame verte des Caillols.

    Le projet d’OAP citoyenne pour préserver une trame verte est né dans deux quartiers : celui des Caillols et celui de la Grognarde, au même moment où se faisait jour le projet de re-création d’une ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) permettant l’ouverture à l’urbanisation de nombreuses parcelles en vue de futures constructions immobilières sur fond d’extension des tracés du tramway.

    La naissance d’un collectif

    C’est un projet porté par le collectif Trames Vertes, composé pour l’heure de :

    • 6 CIQ (Comité d’Intérêt de Quartier) : La Pommeraie, La Pomme, Bois Luzy, La Fourragère, Les Caillols, Saint-Barnabé
    • 2 collectifs d’habitants : Collectif des Hautes Herbes et Nos quartiers demain
    • 5 autres associations : Germ’, VVOUM, l’Association Tika qui porte La Ferme pédagogique du Collet des Comtes, Cartes sur tables, et Donut

    Il est né de la rencontre d’habitants et d’associations souhaitant préserver les milieux vivants autour de chez elles et eux, tout en ne négligeant pas l’urgence du logement, les besoins en termes de mobilités, les impératifs de santé, et de nombreuses autres thématiques. L’enjeu est en ce sens de réussir à ne plus opposer accès au logement, qualité du cadre de vie, dynamiques socio-économiques et maintien des espaces à caractère de nature.

    Nous avons toustes besoin de vivant-es autour de nous et des solutions existent pour que nos quartiers soient véritablement résilients et émancipateurs. Pour se faire, nous défendons une meilleure prise en compte des impératifs économiques, sociaux, démocratiques et écologiques dans les processus traditionnels d’urbanisme, à travers la valorisation des expertises des habitants ainsi qu’une redéfinition des modalités de concertations et d’études, et un meilleur accès aux documents administratifs liés à l’action publique.

    En outre, le collectif proposera jusqu’à la fin de l’année 2025 une série d’animations en lien avec les thématiques à l’oeuvre sur la zone concernée : Eau, Santé (qualité de l’air, bruit), Biodiversité, Sols, Espèces protégées en présence, Alimentation, Agriculture, Transports en commun et mobilités douces, Logement & habitat, etc.

  • Top 5 des jeux de données utiles pour comprendre Marseille

    À Marseille, les grands enjeux urbains – mobilité, pollution, logement, inégalités, climat – ne peuvent être analysés sans données. Certaines sont déjà accessibles en open data, d’autres sont incomplètes, fermées ou inexistantes. Voici cinq thématiques clés, avec leurs besoins en données et leur état d’ouverture.

    1. Mobilités et transports

    • Données disponibles : horaires, lignes et arrêts RTM (GTFS).
    • Données utiles à ouvrir : ponctualité réelle, pannes, fréquentation par ligne/station, nombres et typologies d’équipements.
    • Où : https://data.ampmetropole.fr , https://transport.data.gouv.fr
    • Réutilisation potentielle : cartographier l’accessibilité d’un quartier, repérer les déserts de transport, appuyer une demande d’amélioration de l’offre, études comparatives avec d’autres villes…

    2. Pollution (air & bruit)

    • Données disponibles : mesures de qualité de l’air (NO₂, O₃, particules – AtmoSud), cartes de bruit routier/ferroviaire (Métropole).
    • Données utiles à ouvrir : mesures temps réel quartier par quartier, pollution maritime, données sanitaires (maladies respiratoires).
    • Où : https://www.data.gouv.fr/fr/organizations/atmosud/ , https://ampmetropole.fr
    • Réutilisation potentielle : comparer l’exposition des quartiers, sensibiliser sur les zones à risque, alimenter un plaidoyer santé-environnement.

    3. Espaces verts, arbres, nature en ville

    • Données disponibles : jeu « Arbres de Marseille » (Lidar IGN sur DataSud).
    • Données utiles à ouvrir : inventaire complet et mis à jour, suivi des plantations, données microclimatiques, liste des ECN (Espaces à Caractères de nature, madada.fr) dont fait partie la liste des FUN (Friches Urbaines Naturelles), données récemment rendue accessible (madada.fr) mais elle n’est pas encore ouverte.
    • Où : https://www.datasud.fr/explorer/fr/jeux-de-donnees/arbres-de-marseille/info
    • Réutilisation potentielle : identifier les zones ombragées, analyser les inégalités d’accès aux espaces verts, cibler les lieux prioritaires de plantation.

    4. Logement et urbanisme

    • Données disponibles : permis de construire (SITADEL), quelques données Ville de Marseille, Observatoire local des loyers (partiel).
    • Données utiles à ouvrir : arrêtés d’insalubrité, nombre de relogements, logements vacants, loyers détaillés.
    • Où : data.gouv.fr , Ville de Marseille
    • Réutilisation potentielle : suivre la production de logements, évaluer la vacance, documenter les situations d’habitat indigne.

    Une demande est actuellement en cours sur madada.fr pour obtenir la liste du patrimoine communal, bâti et non bâti, privé et public, occupé et non occupé, de la ville de Marseille : https://madada.fr/request/patrimoine_communal_bati_et_non

    5. Inégalités sociales et territoriales

    • Données disponibles : indicateurs Insee à l’échelle IRIS (revenus, emploi, éducation), données QPV (ANCT).
    • Données utiles à ouvrir : accès aux services publics (santé, éducation, culture) au niveau du quartier, indicateurs de décrochage scolaire ou mortalité locale, etc.
    • Où : https://www.insee.fr , https://sig.ville.gouv.fr
    • Réutilisation potentielle : cartographier les écarts entre quartiers, identifier les besoins prioritaires, nourrir un diagnostic citoyen.

    Ces cinq domaines montrent bien la situation marseillaise : quelques jeux de données existent et sont ouverts, d’autres sont partiels, et beaucoup restent fermés. Pour que les habitants puissent agir, il ne suffit pas que les données existent : il faut qu’elles soient accessibles, compréhensibles et utiles. C’est tout l’enjeu d’un infolab citoyen : rendre visibles les données, combler les manques et les mettre au service du débat public.

  • Pourquoi créer un infolab citoyen à Marseille ?

    Qu’est-ce qu’un infolab citoyen ?

    Un infolab citoyen est un espace collaboratif où l’on explore, comprend et partage des données. À la croisée entre un tiers-lieu numérique et un laboratoire d’innovation sociale et démocratique, il rend les données accessibles à tous : habitants, associations, chercheurs, étudiants. L’objectif est simple : transformer les chiffres en connaissances utiles pour la participation citoyenne et l’action collective.

    Pourquoi à Marseille ?

    Marseille est une ville riche de diversités, mais aussi marquée par des inégalités territoriales fortes. Accès aux transports, logement, qualité de l’air, espaces verts… les contrastes entre quartiers sont visibles au quotidien. Or, la donnée – qu’elle soit issue de l’open data des collectivités ou produite par les habitants eux-mêmes – constitue un levier puissant pour mieux comprendre ces réalités et agir dessus.

    Le rôle du Donut

    En attendant d’habiter un jour peut-être un lieu fixe, le Donut est un espace commun nomade qui se déplace dans la ville. Nos formats sont multiples comme par exemple :

    • des apéros data & société, moments conviviaux et réguliers pour se rencontrer, découvrir et discuter autour des données,
    • des ateliers ponctuels, organisés dans différents lieux partenaires selon les projets
    • des évènements type hackathon pour croiser les expertises, les données locales et enjeux sociétaux

    Parmi les thématiques auxquelles nous sommes très attachés, tout ce qui touche aux services publics nous semblent particulièrement essentiel et structurant (éducation, santé, transports, sécurité, etc.).

    Une invitation à participer

    Rejoindre le Donut et son infolab à Marseille, ce n’est pas pousser la porte d’un local mais participer à une communauté. Habitants, associations, étudiants, agents de service public, élus, curieux : chacun peut venir selon ses envies, sur un temps court ou plus long, et contribuer à inventer une culture citoyenne des données à Marseille.

    RETROUVEZ NOTRE COMMUNAUTE SUR WHATSAPP : https://chat.whatsapp.com/LR3YsvUJTfSKH4L8pPSadW

  • YaPasCours – Extension Chrome citoyenne pour le suivi des absences non remplacées

    Un outil pour les parents, au service de l’école publique

    Dans le cadre du Hackathon des écoles de juin organisé aux 8 Pillards à Marseille par Le Donut, une initiative innovante est née : YaPasCours, une extension pour navigateur Chrome permettant aux parents d’élèves de mesurer en toute transparence les heures de cours non remplacées dans les collèges et lycées.

    Pourquoi YaPasCours ?

    Chaque année, de nombreuses heures de cours ne sont pas assurées dans le secondaire, faute de remplacements. Ces absences ne sont souvent ni visibles ni quantifiées. YaPasCours permet de révéler la réalité vécue par les élèves et leurs familles.

    Comment ça marche ?

    1. Connexion à Pronote : Une fois connecté à Pronote, l’outil analyse l’emploi du temps de l’enfant.
    2. Identification des heures annulées : Il identifie les heures annulées ou non remplacées (professeur absent, cours annulé, etc.).
    3. Génération de bilans visuels : Il génère un bilan visuel (diagrammes, tableaux, taux de couverture par matière).
    4. Téléversement des données : Il permet de téléverser anonymement les données sur un serveur mutualisé, pour produire des données ouvertes partagées par la communauté.

    Une démarche citoyenne, libre et collaborative

    Extension disponible sur le Chrome Web Store : https://tinyurl.com/yapascours

    Serveur de collecte : https://yapascours.nos-ecoles.fr

    Code source open source : https://gitea.evolix.org/donut-marseille/pronote-chrome-plugin

    Ce projet est entièrement libre, transparent, respectueux des données personnelles et au service de la défense de l’école publique.

    Rejoignez la dynamique !

    • Installez l’extension.
    • Mesurez les heures de cours non remplacées de votre enfant.
    • Contribuez à un mouvement collectif en faveur de la transparence de l’action publique et la préservation de l’enseignement public.

    « Ce qui ne se compte pas n’existe pas. Ce qui se compte peut se transformer. »

    Ensemble, rendons visible ce qui ne l’est pas et agissons pour une école plus juste.

  • Fos-sur-Mer en débat

    🌫️ Le piège d’une vision en tunnel

    La lutte contre le changement climatique est devenue un impératif planétaire. Mais dans cette course à la neutralité carbone, un biais s’installe : celui de ne plus voir que le CO₂, au détriment d’une vision écologique globale. C’est ce que Jan Konietzko appelle la Carbon Tunnel Vision.

    Ce concept critique une approche technocratique du climat où la seule métrique de réduction des émissions devient le Graal, masquant les effets collatéraux sur la biodiversité, l’eau, les sols, la justice sociale, et plus largement, la capacité des écosystèmes à soutenir la vie.

    Or, dans un monde à +4°C – scénario plausible selon les trajectoires actuelles – la résilience locale, la diversité biologique et la justice territoriale deviennent aussi vitales que les courbes d’émissions.

    🏭 Le projet : décarboner et réindustrialiser Fos-sur-Mer

    En 2024-2025, un débat public majeur a été lancé sur 17 projets industriels dans la région de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre, dans le cadre de la « décarbonation et réindustrialisation du Golfe de Fos ». Ces projets, portés par des géants de l’énergie, des start-ups industrielles ou les pouvoirs publics, ambitionnent de transformer la zone industrialo-portuaire en hub de transition énergétique : hydrogène vert, sidérurgie électrique, capture de CO₂, électrification, e-carburants…

    On parle de plus de 10 milliards d’euros d’investissements et plus de 10 000 emplois projetés à horizon 2035.

    Mais derrière les promesses de « neutralité carbone », quelles natures futures se dessinent ?

    Posez une question et donnez votre avis sur la plateforme participative ! | CNDP

    🗣️ Le débat public : une opportunité démocratique sous tension

    Piloté par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), ce débat a donné lieu à de multiples contributions : institutions, associations, citoyens, scientifiques, industriels…

    Cependant, plusieurs critiques ont émergé :

    • ❗ Une absence de vision globale de l’écosystème : les projets sont analysés de manière fragmentée.
    • ❗ Une absence d’alternative au modèle industriel portuaire.
    • ❗ Une fixation sur les chiffres de CO₂ évités, sans évaluation de la consommation d’eau, des impacts fonciers, de l’artificialisation ou de la santé publique.

    C’est dans ce contexte que nous proposons une lecture radicale de ces projets, non pas selon leur potentiel carbone uniquement, mais à la lumière des limites planétaires et des fondements du donut écologique et social.

    🔎 Sortir du tunnel ?

    Nous avons classé les projets selon leur degré d’inscription dans une vision carbone réductrice :

    ✅ Projets holistiques (faible Carbon Tunnel Vision)

    Des projets sobres, inscrits dans des sites existants, à impact limité sur le vivant :

    • Carbon Lab – Centre de R&D photovoltaïque, sur friche industrielle réhabilitée.
    • Carbon 1 – Ligne pilote modeste de panneaux solaires.
    • Décarbonation ArcelorMittal Fos – Substitution du haut-fourneau par un four électrique, sur site existant.

    🟠 Projets technologiques sous conditions

    Des initiatives ambitieuses en termes de CO₂, mais qui posent des questions sur la gouvernance, l’eau, les usages du sol :

    • GravitHy – Sidérurgie à hydrogène : prometteuse mais énergivore.
    • Masshylia / Air Liquide ELYFOS – Hydrogène vert : selon la source d’électricité et la gestion de l’eau.
    • Carbon Giga Factory – 45 ha de panneaux PV… mais aussi de béton.

    🟥 Projets captifs de la Carbon Tunnel Vision

    Des projets ultra-coûteux, focalisés sur le CO₂ mais oubliant les dommages collatéraux :

    • Rhône Décarbonation (CCUS) – Capturer le CO₂ sans changer le modèle cimentier.
    • H₂V Fos / NeoCarb – E-carburants très gourmands en ressources.
    • Infrastructures routières et logistiques (ZSP2, RD268, A54) – N’ont rien de décarbonés, mais sont justifiés… par les autres projets.

    🧭 Ce que le donut nous enseigne

    Le Donut de Kate Raworth nous invite à rester au-dessus du plancher social (emplois, santé, logement) et en deçà du plafond écologique (limites planétaires).

    Or, fixer la stratégie régionale uniquement sur le CO₂ revient à oublier la moitié du cercle.

    • 📌 L’eau dans une région méditerranéenne déjà stressée ?
    • 📌 L’artificialisation des zones humides camarguaises ?
    • 📌 Les inégalités environnementales vécues par les riverains des zones Seveso ?
    • 📌 La dépendance au marché mondial du solaire ou des métaux ?

    ✊ Pour une bifurcation juste, locale et vivante

    Réindustrialiser, oui. Mais pas à n’importe quel prix, ni dans n’importe quelles conditions.

    La transition ne doit pas remplacer une forme d’extractivisme par une autre, ni sacrifier les territoires au nom d’un objectif carbone abstrait.

    👉 Il est temps de réinsérer le climat dans le vivant.

    👉 Il est temps de concevoir la résilience territoriale au-delà des technosolutions.

    👉 Il est temps de voir clair au-delà du tunnel.

  • CROWDCITY – SESSION 1

    Jeudi 8 mai dernier, Donut et la coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille ont organisé une journée de collecte de données visant à permettre une évaluation de la santé démocratique, écologique et sociale des grandes villes de France, dans le but de constituer un outil de comparaison nationale standardisé et pérenne qui puisse être diffusé, partagé et exploité par les associations et collectivités locales qui souhaitent situer leurs retard et progrès sur une échelle de référence.

    L’idée du tableau comparatif a émergé lors de l’organisation de la Cité des possibles, arrivée du Tour Alternatiba, événement qui a eu lieu les 4, 5 et 6 octobre 2024 à Marseille. C’est suite à la table ronde de clôture, intitulée « Changer d’échelle pour relever le défi climatique » et faisant intervenir la Ville de Marseille, la Métropole Aix-Marseille-Provence ainsi que des représentant.es de la société civile, qu’a émané le besoin de faire un état des lieux de la situation à Marseille et la comparer aux autres grandes villes françaises.

    Fin 2024, les associations et collectifs ayant organisé la Cité des possibles ont décidé de continuer à travailler ensemble sous la forme d’une coalition intitulée Comm’un Possible Marseille, et le tableau comparatif est devenu l’un de leurs projets phares. Des grandes thématiques (mobilité, nature en ville, gestion des déchets, infrastructures,…) et indicateurs quantitatifs ont été définis, et certaines données ont pu être trouvées facilement sur toutes les villes. Mais il reste du travail pour compléter le tableau.

    Donut s’est associé à cette initiative en espèrant lui apporter le rebond et l’attention qu’elle mérite.

    L’espace de coworking dédié à la data science, Adalab, nous a accueilli pour l’occasion.

    Bilan en fin de journée :

    • 11 participants
    • Données ajoutées, sourcées et/ou fiabilisées : Gestion des déchets : nombres de déchèteries, Volume des Déchets ménagers (DMA), Points de collectes (PAV)… ; Nature en ville : Taux de couverture des parcs et jardins, Part de la population ayant accès à un espace vert à moins de 300m, Nbre de m² de parcs et jardins par habitant (partiel), Palmarès des villes les plus vertes… ; Mobilité : Nombre de lignes et Km de bus, tram et métro, tarification des transports, rues aux enfants, Part des émissions de GES dues au trafic routier… ; Infrastructures sociales : m2 de bibliothèques par habitants, nombre d’aires de jeux pour enfants, Nombre d’école maternelle, primaire, élémentaire, collèges et lycées, Nombre de services d’urgence, Nombre de médecins généralistes, Nombre de salles de spectacles, Nombre de salles de cinéma…
    • Gouvernance : exemples d’initiatives inspirantes, part de budget alloué à l’écologie, rapports entre ville et métropole, victoires notables…
    • Nombreuses discussions et partage entre les participants : difficulté d’accès à certains jeux de données ; réflexions à poursuivre sur certains biais (ex. sur le lien nature/habitants et la prise en compte ou non du parc Calanques comme espace de nature) et comment on communique dessus ; interrogations sur la mobilisation et l’implication des publics

    A SUIVRE ….

    Prochain rdv pour en parler, mardi 10 juin, 19h chez Adalab, 84 rue de lodi, Marseille, 6è.

  • ALLO MARIE, un commun numérique

    l’observatoire citoyen des données de la société civile

    ALLO MARIE s’appelait d’abord Archipel ! La dynamique d’un réseau infini, constitué d’entités libres et indépendantes mais rassemblées sous un horizon commun assorti de valeurs partagées, c’était l’idée. Fédérer les initiatives citoyennes et structures de la société civile autour d’un mouvement en faveur de la transparence de l’action publique. Valoriser les expertises que les citoyens, souvent bénévolement, acquièrent au prix d’un engagement et d’un investissement. Permettre un ruissellement de l’information, ou déjà juste un accès !, des décryptages, proposer des mises en liens et des actions en faveur des communs et l’intérêt général…

    Mus par ces considérations, et tant d’autres à l’heure où le monde fait face à une folie inédite ; embarqués malgré nous sur le fleuve de la post-vérité et des fake news, spectateurs de l’Histoire ré-inventée par certain.es et des batailles de récits qui nous empêchent d’affronter sérieusement et pragmatiquement la menace commune du dérèglement climatique, nous avons pensé que les données pouvaient être notre garde fou, un outil pour objectiver et redonner du sens là où les affects et dérives brouillent les pistes.

    Plus que jamais, nous avons besoin de justice sociale, climatique et démocratique, de liens et de connaissances (sourcées, intelligibles, etc.), et le Donut s’est donné pour mission de participer à cette dynamique là, à travers notamment ce projet d’observatoire !

    Nous vous reparlerons bientôt plus en détail d’Allo Marie, ce commun numérique qui a pu voir émerger grâce au soutien et travail d’Audrey Fortassin, notamment co-présidente de Démocratie Ouverte, et grâce à la disponibilité et la créativité d’un petit cercle de membres et proches de notre association. En parallèle d’une recherche de fonds, le projet entame sa première phase : une collecte de données citoyennes pour identifier les besoins et ressources en matière de data auprès des OSC (Organisations de la Société Civile / assos, collectifs, entreprises, coopératives, etc.) qui le souhaitent. Déjà plus d’une vingtaine de retour, surtout d’asso et collectifs aux champs d’expertises et d’interventions particulièrement hétéroclites – et ça on adore !

    Vous pouvez continuer de faire tourner le questionnaire qui est ici : https://framaforms.org/projet-archipel-ouverture-des-donnees-1733781707

    et que l’on retrouve également sur la plateforme régionale open data, DATA SUD : https://www.datasud.fr/portal/news/enquete-pour-la-creation-d-un-observatoire-citoyen

  • CROWDCITY – Jeudi 8 mai 2025

    Une journée de crowdsourcing des indicateurs de la santé démocratique, écologique et sociale des grandes villes de France

    Le Donut et la coalition Comm’un Possible Marseille organisent le jeudi 8 mai prochain chez ADALAB, une journée de collecte de données sur la santé démocratique, écologique et sociale des grandes villes de France, dans le but de constituer un outil de comparaison nationale standardisé et pérenne pouvant être diffusé, partagé et exploité par les associations, journalistes, citoyens et collectivités locales qui souhaitent situer leurs retards et progrès sur une échelle de référence.

    L’évènement sera ouvert à toutes et à tous, on vous donne le programme très bientôt !

    *crowdsourcing : littéralement « approvisionnement par la foule », consiste à mobiliser une multitude d’individus volontaires pour l’accomplissement d’une mission.

  • LE PODCAST DU DONUT

    Une proposition merveilleuse de Samir Akacha

    Y’a des rencontres et des moments de vie comme ça qui rappellent la magie des voyages et ouvrent des horizons.

    En septembre 2024, Elise du Donut croisait Samir, globe-trotter engagé, couteau suisse multimédia et acteur de l’éducation populaire. Une vidéo de soutien réalisée à La Base Marseille en faveur de l’arrivée du tour Alternatiba – La Cité des Possibles et quelques mois plus tard, Samir débarque aux apéros du Donut et nous propose de réaliser un podcast sur l’asso.

    Première session d’enregistrement à Massalia Vox qui offre un espace d’enregistrement et une initiation stimulante à des outils de podcast, et permet la rencontre fortuite et géniale avec Fatima Idhammou qui fait notamment partie de l’équipe organisatrice du Festival La Claque Podcast Party – où le podcast du Donut sera probablement proposé.

    Deuxième session d’enregistrement au Récif où nous retrouvons par hasard Fatima avec Laure Sari, également organisatrice du festival La Claque.

    Les sessions se suivent et ne se ressemblent pas, les lieux et les intervenants varient, mais la belle ambiance et le professionnalisme de Samir demeurent.

    Les premiers épisodes de ce podcast sont en post-production, on vous en dit plus dès qu’il y a du nouveau ! Stay tuned !